Huacos Siffleurs

Sons et voix du passé  Huaco Sifleurs

Une grande variété de sons et d’instruments présents dans les rythmes et mélodies actuellement en vogue au Pérou ont une origine préhispanique. A part quelques instruments de percussion, les plus abondants étaient les instruments à vent, comprenant sifflets de différentes formes, quenas, antaras ou zampoñas (flûtes de Pan) et trompettes, encore utilisés de nos jours, et les huacos silbadores ou bouteilles acoustiques que l’on peut voir notamment au musée d’Archéologie, Anthropologie et Histoire de Lima. Ces curieux instruments, trouvés dans les temples, résidences de caciques, équipements funéraires de guerriers, tombes d’enfants, jouaient aussi un rôle décoratif et symbolique et étaient liés aux cérémonies rituelles : les sons entre 33 et 50 centièmes de demi-ton représentaient des êtres humains, ceux de 80 à 100 les victimes de sacrifices et ceux de 25 des êtres surnaturels.

Les huacos siffleurs sont généralement composés de deux chambres acoustiques accolées et d’une série d’orifices alignés de différentes tailles qui permettent de moduler les sons (timbre et fréquence) au moyen du souffle, à la façon d’une flûte. Dans certains huacos la chambre acoustique non seulement amplifie le son de l’exécutant mais elle produit aussi des sons par le déplacement de liquides à l’intérieur, eau ou chicha, d’un vase communicant à l’autre.

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