Cusco

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Situés à 3.400 m d’altitude, Cusco (255.300 habitants) et ses environs sont un des endroits les plus beaux d’Amérique du Sud. Entourée de montagnes brunes, la ville s’étend dans un site magnifique, cœur de l’empire inca (Cusco signifie nombril en langue quechua) et renferme des monuments et œuvres d’art d’une grande valeur artistique et historique.

Ce que nous connaissons de Cusco avant la conquête vient des anciennes traditions orales transmises de génération en génération. On dit que la ville fut fondée entre les Xe et XIIe siècles par l’Inca Manco Capac, qui selon la légende, venait du lac Titicaca, le lac sacré.

Une autre légende nous raconte que sur les conseils du Dieu Viracocha, les quatre frères Ayar quittèrent l’Altiplano. L’un d’eux, Manco, après s’être débarrassé de ses frères, planta sa baguette d’or, signe de son pouvoir, dans le sol, à l’emplacement de ce qui serait la ville de Cusco, capitale de l’empire du Tawantisuyo, qui s’étendait dès la rivière Maule, qui coupe le Chili central jusqu’à la ville de Pasto en Colombie, y compris l’Équateur, la Bolivie et une partie du Nord de l’Argentine.

Par ses grandes connaissances en architecture, en hydraulique, en médecine, en agriculture, la société inca fut un exemple admirable d’organisation politique, administrative et sociale.

Le 23 Mars 1534, Francisco Pizarro fonda sur la ville de Cusco une ville espagnole bâtie sur des fondations incas. Pendant la vice-royauté, la ville de Cusco garda son importance politique et sociale, elle fut aussi le centre d’une résistance passive, ayant connu des éclats, dont le plus important fut celui de José Gabriel Condorcanqui, qui prit le nom de Tupac Amaru II.

A partir de 1821, quand débuta la période républicaine, l’importance politique de Cusco déclina.

En 1911 avec la découverte du Machu Picchu, Cusco connaîtra un nouvel essor, pour devenir aujourd’hui la capitale archéologique de l’Amérique.

A Cusco, cœur de l’empire inca, on trouve des ponchos (pour les hommes) et des mantas (pour les femmes) très beaux que l’on ne retrouve nulle part. Les ponchos sont une marque d’identité et leurs dessins varient selon les villages (ayllú).

Au début, l’altitude risque de vous gêner. Ne faites pas de longues promenades. Allez boire une infusion de feuille de coca (Mate de coca) dans un bar pour diminuer les effets de l’altitude et allez vous allonger à l’hôtel 2 ou 3 heures, afin de nous accoutumer à l’altitude. Le premier jour, mangez légèrement le midi et évitez les plats trop riches ou les viandes genre churrasco.

A noter aussi, dans la région de Cusco, les chicherías, débits de boisson pour boire une vraie chicha, boisson la plus populaire. Ces endroits se signalent par une fleur de papier ou un chiffon rouge au bout d’une longue perche.

SITES TOURISTIQUES

La Plaza de Armas

Bordée par la cathédrale et la Compañia de Jesus, la plus belle église de Cusco, c’est un chef-d’œuvre de l’architecture catholique, édifiée par les jésuites. La Plaza s’étend exactement sur l’espace cérémonial inca et était entourée de prestigieux monuments. Il n’y a qu’à étudier de près l’appareillage de pierres dans le restaurant Roma pour imaginer la qualité de la construction. Aujourd’hui, presque entièrement bordée de galeries à portiques, avec ses deux prestigieuses églises, c’est l’une des plus jolies places coloniales du Pérou.

La Cathédrale, édifiée en 1560. Autel principal et retable entièrement en argent. Derrière l’autel, un autre retable en bois brut sculpté. Admirables stalles de bois sculpté style baroque du XVIIIe siècle (ainsi que le lutrin). Dans la sacristie, belle collection de meubles coloniaux. Un retable, Christ en croix attribué à Van Dyck. Notez la superbe porte ciselée d’éléments floraux. Derrière leur clôture de bois, l’argent coule à flots dans la plupart des chapelles. Richement décorées, elles abritent aussi d’intéressantes peinture de l’école de… Cusco. Dans la chapelle du Christ des tremblements (nef de droite près du passage menant à l’église du Triunfo), Christ noir, offert par Charles Quint.

La Compañía de Jesús

Créée par les pères jésuites qui arrivèrent à Cusco en 1571. En 1576 débuta la construction dans le quartier Amaru Kancha de Wayna Capac, en suivant les plans de l’architecte Don Francisco Becerra. Le tremblement de terre de 1650 endommagea sa construction, qui repris en 1661 sous la direction de l’architecte jésuite Juan Bautista Egidiano. La construction complète fut réalisée en 15 ans et ouverte le 19 Août 1668.

Le plan de la façade et des tours fut réalisé par le jésuite Fructuoso Viera, l’exécuteur de l’œuvre fut l’architecte Diego Martinez de Oviedo. La construction est en forme de croix latine, avec une seule nef, deux tours avec oeils-de-bœuf qui s’encadrent et s’ajustent à la façade; l’allée centrale se termine dans une coupole de grande facture architecturale de singulier style baroque; on remarque à l’intérieur le grand travail de ciselures des ornements en bois de style baroque.

Les retables sont en bois de cèdre et dorés à la feuille. On trouve également des toiles représentant le mariage de la princesse péruvienne inca Isabel avec Diego Oñas de Loyola et un autre représentant l’union des Loyola et des Borja. Entre autres peintres, on trouve Marcos Zapata, Basilio Santa Cruz, Basilio Pacheco, Cipriano Gutierrez, Rivera et autres anonymes. Parmi les sculptures les plus remarquables, on trouve celles de San Jeronimo et de San Francisco qui se trouvent dans la sacristie, dont l’artiste fut Melchor Huaman Mayta.

Église et couvent de la Merced

Fray Sebastian de Trujillo y Castañeda fonda le couvent ou l’église en 1536, à l’endroit nommé LLimipipata, fondation confirmée par ordre papal de Pie IX en 1561. L’ancien cloître et l’église fonctionnèrent jusqu’en 1650, date à laquelle ils furent détruits par un tremblement de terre. En 1675 se termina la construction dans laquelle participèrent Alonso Casay et Francisco Monya, avec comme principaux donateurs les Pizarro et les Almagro entre autres.

La façade est de toute beauté; on remarque la tour de l’église avec d’exceptionnelles pierres taillées de style baroque. L’église compte trois nefs avec des piliers et voûtes remarquables; le premier cloître a de riches ornements en bois de cèdre ciselé.

De même, la pièce d’orfèvrerie la plus remarquable est l’ostensoir de la Merced à deux styles, la partie supérieure de style baroque fut réalisée par Juan de Olmos, orfèvre espagnol en 1720 et la partie inférieure, de style renaissance, fut réalisée par l’orfèvre de Cusco Manuel de la Piedra en 1805. Pesant 22,2 kg et mesurant 1,30 m de haut, elle est incrustée de 31.518 diamants, 615 perles, rubis, topazes et émeraudes ! Cet ostensoir se trouve à l’intérieur du couvent (premier cloître).

Église de San Blas

La paroisse fut construite au XVIe siècle, elle est la plus vieille paroisse de Cusco.

Dans cette église se trouve la plus extraordinaire œuvre de menuiserie fine, de style churrigueresque espagnol. La chaire est la ciselure en cèdre la plus impressionnante connue au Pérou, réalisée par les indigènes. On ne connaît pas l’artiste. Le retable de l’autel est de style baroque et doré. Un autre retable de très bonne qualité représente la Vierge del Buen Suceso, exécuté par l’artiste Mateo Tuiro Tupac. De même, il faut noter la fresque de cette même Vierge.

Église et couvent de San Francisco

Fondée par les pères franciscains, en l’an 1645, avec deux façades et clocher unique, tout de pierres taillées de style espagnol ancien. L’ouvrage se termina en 1652.

Il y a à l’intérieur du couvent une monumentale toile de 12 m sur 9 m. représentant la généalogie de la famille franciscaine, réalisée par Juan Espinoza de los Monteros. De plus on trouve des oeuvres picturales de Diego Quispe Tito, Basilio Santa Cruz, Antonio Sinchi Roca, Marcos Zapata entre autres.

Église et monastère de Santa Catalina

Ils furent fondés à Cusco par la Señora Lucia de Padilla et Don Jeronimo de Pacheco, en l’an 1605, sur le terrain de Ajila Wasi ou La Maison des Vierges du Soleil. L’architecture correspond aux dernières époques de la Renaissance, avec des voûtes de style romain. On y trouve également un salon capitulaire avec des fresques et autres œuvres d’art comme les magnifiques travaux d’orfèvrerie, de textiles, de sculptures, dorures et retables baroques. A ceci on peut y ajouter des toiles tel que la collection du peintre Juan Espinoza de los Monteros et un gigantesque tableau de la Vierge de l’Assomption et une autre toile de la glorification de Santa Catalina, dont l’auteur fut Lorenzo Sanchez.

Église et monastère de Santa Clara

La fondation fut réalisée dans l’allée de Santa Clara en 1558, dans laquelle participèrent des ouvriers métis, indiens et l’architecte Fray Manuel Pablo, qui termina l’ouvrage.

Il y a un formidable autel et un retable avec des miroirs vénitiens construits par Pedro de Oquendo, ce qui en fait le seul exemple de ce style à Cusco.

La rue Hatunrumiyoc est une des plus célèbres rue de Cusco grâce à la pierre aux douze angles qui fait partie de l’un de murs incas.

CLIMAT ET SAISON

En terme général, le climat est agréable: frais et sec, et la température varie entre 3° et 25°. La saison des pluies est de novembre à mars. Des pluies légères au début de la saison, et intenses durant les mois de janvier à mars. La saison sèche est d’avril à octobre. On conseille aux visiteurs de prendre des vêtements chauds et imperméables durant la saison des pluies.

Dans les mois de juin, juillet et août la température atteint souvent les 0°. La configuration du terrain est très accidentée, avec de nombreuses gorges et des cours d’eau d’origine glacière, alimentant le fleuve Urubamba qui traverse la zone formant une profonde vallée qui se fraie un chemin à travers la batolite granitique de Vilcabamba.

LES PAYSAGES

Le panorama naturel est impressionnant et l’équilibre réussi entre la nature et l’œuvre architecturale inca notable. La présence de la chaîne de Vilcabamba avec des glaciers au sommet supérieur à 6.000 m, tels que Salkantay, Humantay, entre autres, et la configuration des forêts et vallées, créent des images surréelles où les levers et couchers de soleil font un spectacle grandiose et mystérieux.

LA FAUNE

Elle est abondante et variée. L’existence d’espèces considérées en voie d’extinction comme « l’ours à lunettes » (Tremarctos Omatus), le coq des rochers (Rupicola Peruviana), le cerf nain (Pudu Mephistopheles), etc. conduit le gouvernement à déclarer cette zone comme protégée.

Présence d’autres espèces tel que le puma, le renard andin, la loutre des rivières, la taruka, le chat sauvage, le furet, etc.; nombreux oiseaux avec entre autres les cara-cara, les colibris, le canard des torrents, les perroquets, la dinde sauvage et plusieurs autres oiseaux au plumage coloré; des reptiles tel que le jergon bothrops et le serpent corail, dangereux par son venin très actif; des alligators, grenouilles, ‘quiropteros’ et une nombreuse faune andine et amazonienne qui se fond dans la zone, ce qui fait du sanctuaire un lieu où l’observation et/ou l’étude constituent une attraction additionnelle pour touristes et chercheurs.

Les grandes zones naturelles sont occupées par une grande diversité d’espèces forestières avec des caractéristiques relatives à l’altitude. La végétation forestière est composée d’espèces d’arbres tel que le cèdre, romarin, laurier, etc., et les genres tels que Ocotea, Pedocarpus, Guarea, Weinmania, Clusia, Cedropia, Cinchena, Eritrina, ou Pisonay, Ilex entre autres.

Autour du site du Machu Picchu, on a répertorié 90 variétés d’orchidées, beaucoup d’espèces de bégonias, etc. La majeure partie de la superficie est couverte d’herbes, arbustes et arbres.

Les conditions variées ont développées les caractéristiques propices au développement d’une flore très diversifiée, qui va des forêts touffues jusqu’aux forêts clairsemées des sommets montagneux.

Remarques:

Cusco est à 3.400m d’altitude, ce qui signifie que les nuits sont froides, mais que, heureusement les journées sont ensoleillées (surtout d’avril à octobre), il convient donc de faire très attention aux coups de soleil.

AUTOUR DE CUSCO:

SACSAYHUAMAN

Au nord de Cusco. A trois kilomètres de Cusco se dressent les imposants vestiges de la forteresse de Sacsayhuamán, témoin du génie constructeur des Incas. C’est au pied de ses murailles que se déroule tous les ans la Fête du Soleil, Inti Raymi, cérémonie haute en couleurs. Le cadre de Sacsayhuaman (sur 3.000 hectares) est merveilleux. Par le sentier qui part de Cusco, vous découvrirez un superbe panorama. Sacsayhuaman est une « forteresse » inca, très célèbre pour ses blocs de pierres (certains pèsent plusieurs dizaines de tonnes) si bien ajustés (sans l’aide de mortier) qu’il est rigoureusement impossible d’y glisser une aiguille. Les fortifications qui entouraient la capitale inca de Cusco étaient destinées à protéger et solidifier le contrôle inca. On est proprement stupéfait par ces trois murailles cyclopéennes, étagées en zigzag. La présence d’un centre cérémonial en haut laisse penser que c’était peut-être plus un temple qu’une forteresse ! En effet, comment expliquer des lignes de défense aussi massives… contre des frondes, arcs et flèches (et quand on songe, en plus, aux prouesses techniques qu’il fallut réaliser pour amener tous ces blocs !)

Cette structure a su, malgré les nombreux tremblements de terre, résister durant ces nombreuses années.

Kenco: sanctuaire rupestre ;

Puca-Pucara, forteresse rouge ;

Tambomachay et sa fontaine, le Bain de l’Inca.

MACHU PICCHU

Le Machu Picchu situé à 112 km de Cusco et accessible par train au départ de Cuzco et d’Ollantaytambo, représente une épopée à lui tout seul…

Le site se trouve à l’est de la Cordillère des Andes, aux débuts de la forêt amazonienne. Les ruines sont à cheval entre deux élévations de terrain. L’une est le Huayna Picchu, signifiant jeune montagne . C’est cette montagne qui surplombe le site sur la plupart des images de la cité. Selon certains angles de vue, il est possible d’y décerner la forme d’un visage humain regardant vers le ciel, le sommet du Huayna Picchu étant le nez. L’autre montagne est le Machu Picchu, signifiant vieille montagne . C’est cette montagne, à l’opposée du Huayna Picchu, qui a donnée le nom au site archéologique. Autour du Huayna Picchu et sur les deux côtés de la cité coule la rivière Urubamba qui décrit un grand arc en contrebas d’une falaise de 600 mètres.

Le Machu Picchu s’est transformé en symbole de la culture andine au coeur d’un paysage de falaises, pics et cimes enneigées. Ce n’est qu’en 1911 que Bingham, archéologue américain, découvrit le Machu Picchu, tout à fait par hasard. Il fut d’ailleurs étonné de constater que cette cité perdue était habitée par un couple d’indiens cultivant les terrasses, alors que l’endroit était recherché depuis des siècles par les archéologues. Le Machu Picchu est sans conteste le monument précolombien le plus spectaculaire d’Amérique du Sud, autant par l’importance des constructions que par l’incroyable splendeur du site, et est d’ailleurs devenu patrimoine culturel de l’Humanité.

On pense aujourd’hui que la ville a été construite sous le règne de l’empereur Pachacutec qui débuta en 1440. La ville a été abandonnée, vraisemblablement avant l’invasion espagnole de 1532. Le site comporte des ruines de temples dans l’enceinte protégée de la citée. Il est estimé que le lieu n’hébergeait probablement pas plus de 750 personnes

Le Machu Picchu n’a rien perdu de son mystère: fut il une forteresse établie pour prévenir une invasion des tribus amazoniennes, fut il une capitale religieuse ou simplement un lieu de culte consacré au soleil, fut-il le dernier refuge des Vierges du Soleil, ou la dernière capitale inca ? On dit que Manco Capac, le dernier roi inca, recherché par les espagnols, s’y réfugia. Et jamais Pizarro ne trouvera l’emplacement du Machu Picchu. Cela s’explique aisément: Le Machu est au sommet d’une montagne, coupée de telle façon que le site est parfaitement invisible de la vallée.

De par sa richesse architecturale, le Machu Picchu est l’un des sites archéologiques les plus importants de l’Amérique latine.

D’après les archéologues, le Machu Picchu est divisé en trois grands secteurs : le quartier sacré, le quartier populaire et le quartier des nobles et des ecclésiastiques. La zone sacrée est dédiée à Inti, le dieu soleil, divinité principale du panthéon Inca. C’est ici que se trouvent les trésors archéologiques les plus importants : l’horloge solaire (Intihuatana) et le temple du soleil.

Toutes les constructions du Machu Picchu sont de style classique inca ; quelques rares murs sur le site sont composés de pierres parfaitement ajustées, l’ensemble des constructions étant, au contraire des autres sites de la région, constitué de pierres étonnamment non ajustées. Les Incas ne faisaient pas usage de ciment sur leurs sites mais sur celui du Machu Picchu, la majorité des murs et des édifices sont constitués de pierres très irrégulières, disjointes et remplies de terre entre elles. Le granit des pierres utilisées pour la construction du site provenait de carrières éloignées, ce qui demandait une ingénierie très évoluée pour faire monter des blocs de pierre pouvant peser plusieurs tonnes jusqu’au sommet de la montagne.

On reconnaît les édifices religieux et les maison habitées par les notables aux pierres qui sont parfaitement jointes, alors que pour les autres maisons (celles des agriculteurs par exemple), les incas utilisaient de l’adobe (chaux et terre) entre les pierres beaucoup plus grossièrement taillées.

Les murs étaient inclinés vers l’intérieur afin de résister aux tremblements de terre. A noter que ces murs étonnement robustes n’étaient recouverts que de frêles toits de joncs et de roseaux. Enfin vous remarquerez que, du haut du mirador, tout l’ensemble du Machu Picchu est vert, alors que plus bas, tout devient gris.

A l’entrée, avant des terrasses cultivées. Notez l’ingénieux système d’irrigation. La terre arable dut être apportée de la vallée.

Ce site est d’un climat chaud et humide (24° à 13°), avec des pluies de Novembre à Mars.

Le mirador

De cet endroit qui domine tout le site, vous aurez la plus belle vue. Derrière le mirador abouti le Chemin des Incas. Au retour, passant par la porte principale de la citadelle, vous noterez l’ingénieux système de fermeture: l’anneau de pierre au dessus et les deux poignées dans les cavités sur les côtés.

Le tombeau royal

Juste en dessous de la porte de la citadelle. Caverne en dessous de la tour centrale qui fut peut être un tombeau d’inca. A remarquer les gradins et les niches taillés dans le rocher. La tour centrale possède une forme de fer à cheval (torreon) qu’on retrouve souvent sur les sites incas.

La rue des fontaines

Étonnante ruelle composée d’une série de petits bassins disposés les uns à la suite des autres. Ces fontaines étaient sans doute utilisées pour les ablutions rituelles. Elles fonctionnèrent jusqu’à ce que l’eau soit détournée au profit de l’hôtel Touristas ! – A ce moment là, on distingue mieux les différents quartiers, séparés par la vaste esplanade de gazon où broute le dernier alpaga du Machu. Pourquoi le dernier ? Parce que tous ces compagnons importés comme lui de l’Altiplano (à 4.000 m et plus) sont morts à cause de… l’herbe trop tendre ici à 2.500 m ! Habitués à croquer de durs épineux, les dents de ces pauvres alpagas se déchaussèrent, et ils attrapèrent différentes maladies. Seul l’un d’eux survécu, allez savoir pourquoi !

De ce côté ci, entre la rue des fontaines et le temple des 3 Fenêtres, vous découvrirez la maison de l’inca, avec ses patios intérieurs. Reconnaissable aussi grâce à son appareillage de pierres particulièrement soignées et au reste d’un mortier. Juste au dessus de l’escalier Nord (délimitant l’esplanade à un bout) s’élève la maison du prêtre, début du quartier religieux. Derrière s’étend la place sacrée, bordée par 2 autres édifices: Le temple des 3 Fenêtres qui est le seul à construction mégalithique, et le grand temple qui, comme à Pisac, présente 7 niches au fond. En continuant par la gauche du grand temple, découvrez l’un des bâtiments les plus curieux du site: la sacristie où se préparaient les prêtres, appelée aussi chambre des ornements. Dans le mur du fond, des niches trapézoïdales et une énorme banquette de pierre. L’une de ses utilisations présumées aurait été de servir au « séchage » des momies, avant de les placer dans leur sépultures. En effet, le climat assez humide de la région risquaient de les faire pourrir. Le mur d’entrée de droite propose la fameuse pierre à 22 angles.

L’intiwatana

Dans le prolongement des temples, par une série d’escaliers, on parvient à l’observatoire astronomique, le point le plus élevé de la ville, et le plus mystérieux.

A l’entrée de la plate-forme où se trouve le cadran solaire (à droite des trois petites marches), s’élève une mince roche assez étrange. Regardez de près: la roche présente exactement la même découpe que les montagnes alentours, les reproduisant en réduction très fidèlement. A partir du Wayna Picchu, comparez les montagnes une à une.

La « table » centrale est surmontée d’une pierre angulaire aux formes géométriques précises: c’est le calendrier solaire. Son ombre portée sur les multiples angles de la table permettait aux astronomes incas d’effectuer leurs calculs astronomiques. C’est l’un des rares à subsister, n’ayant jamais été découvert par les Espagnols.

Le quartier des Prisons

Lieu à deux étages où Bingham découvrit des sépultures. A remarquer sur le sol une large pierre plate rappelant la forme d’un condor la tête vers le soleil levant. Cela aurait été un endroit de sacrifice: un petit canal s’enfonce dans le sol afin que le sang nourrisse la Terre, divinité pour les Incas. Les pièces à côté du grand rocher ont été (sans beaucoup de preuves) baptisés Chambre des Tortures.

Le quartier industriel (ou des Mortiers)

Plus haut que le groupe des prisons se trouve ce quartier. La présence de mortiers dans l’une des grandes pièces laissa penser que ce secteur était consacré à des activités domestiques et artisanales. Noter au passage le grand nombre de niches et de pierres en saillie.

Le Quartier des Intellectuels et des Comptables

Dans le prolongement du Quartier Industriel. Ensemble de maisons à l’architecture relativement simple, suivi du groupe des Trois Portes. La présence de pièces sans aucune fenêtre fit supposer qu’il pouvait s’agir là de l’endroit où vivaient les femmes, ou les Vierges du Temple.

VALLEE SACREE DES INCAS : le long de la rivière Urubamba

Pisac:

A 32km au nord de Cuzco, c’est le site archéologique Inca le plus complet après Machu Picchu. En plus de ses célèbres ruines, des terrasses, constructions et tours colossales d’une belle finition architecturale occupant toute une montagne, on y trouve un intiwatana (horloge solaire).

Pisac est aussi renommée pour son marché dominical où l’artisanat touristique est très bien représenté : tissus en alpaga, tapisseries, tupus, bijoux, etc… Le dimanche, les maires indigènes descendent de leurs communautés respectives pour assister à la messe avec leurs vêtements de cérémonie. À Pisac aussi, il y a de magnifiques ruines incas.

Chincheros:

A 30km de Cuzco, elle présente une grande homogénéité architecturale et ses habitants restent attachés aux coutumes ancestrales. Chaque dimanche s’y tient un authentique marché indigène très coloré où l’on pratique encore le troc. Chincheros possède une église du 16ème siècle avec d’intéressantes œuvres d’art colonial. Un intéressant petit musée montre les objets recueillis sur les fouilles archéologiques faites près du village.

Yucay est un petit village paisible dans une belle vallée au climat agréable à 48km de Cuzco. On y trouve un palais inca fait de pierres et de briques crues, décoré de dessins.

Urubamba est un village campé dans une vallée verdoyante au pied de l’impressionnante cordillère de l’Urubamba.

Ollantaytambo:

A 72km de Cuzco, c’est un charmant village Indien. C’est une occasion unique de voir comment était organisé une cité inca car les maisons modernes se sont insérées dans le tissu urbain ancien sans en modifier le tracé. C’est aussi une impressionnante forteresse préhispanique qui domine la vallée de ses temples et terrasses unis entre eux par un système complexe de canaux d’irrigation et d’écoulement. Ses murs sont d’énormes polyèdres et des portails trapézoïdaux. Cette ville fut un gigantesque complexe agricole, social, religieux et administratif inca.

Andahuaylillas:

A 39km de Cuzco, elle est réputée pour son église fondée en 1580 et qui a été surnommée la « Chapelle Sixtine du Pérou ». Simple à l’extérieur, elle diffère à l’intérieur par son style baroque colonial et sa richesse : autels dorés, fresques murales, peintures et plafonds polychromes.