Puno

La ville de Puno a été fondée en 1668, elle est à 3 827 mètres d’altitude, au bord du lac Titicaca, véritable mer intérieure posée sur les hauts plateaux.

On fait très rapidement le tour de ses quelques rues accrochées au flanc de la colline.

Sur la Plaza de Armas, la très belle façade rose de la cathédrale retient l’attention.

La véritable richesse de la ville est le lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde. Sur ses rives et les îles qui le parsèment, vivent de très anciennes communautés qui ont conservé de nombreuses traditions.

PUNO est très justement appelée la capitale folklorique du Pérou, on y a recensé 171 danses différentes, certaines en voie de disparition, mais la majorité d’entre elles continuent à se pratiquer lors de multiples fêtes. Avec la danse, la musique est certainement la plus riche du pays.

Sur l’immense et insolite lac Titicaca vivent depuis des temps immémoriaux les très mystérieux Uros, sur des îles flottantes construites avec la « totora » , sorte de roseaux qu’ils utilisent également pour la construction de leurs barques liées en fuseaux et propulsées par voile ou à la rame.

Puno est un excellent point de départ pour visiter le lac et les villages qui l’entourent : les ports de Chucuito et de Juli, réputés pour leurs belles églises, le petit lac Umayo entouré des chulpas de Sillustani, tours funéraires datant probablement du XIIIème siècle, soit avant l’arrivée des Incas, les îles de Taquile et Amantani, les îles flottantes des Uros.

On peut passer en Bolivie par la péninsule de Copacabana ou en traversant le lac en bateau, avec halte sur les îles du Soleil et de la Lune.

C’est aussi le centre artisanal et folklorique de la région, sa musique est la plus riche des Andes et on y recense plus de 300 danses locales.

Pendant les fêtes de la Chandeleur, durant une semaine, les rues s’animent de musiques et de danses. Au marché artisanal de Laykakota, on trouve de nombreux produits, en particulier les tissus en alpaga: couvertures, ponchos bariolés, jupes aux couleurs aux couleurs naturelles, costumes brodés, bonnets péruviens, céramiques. Une intense activité règne sur le lac, Puno est le point de départ de la plupart des excursions.

Les îles les plus célèbres du lac Titicaca sont les îles flottantes des Uros. Cette visite permet de découvrir un mode de vie unique. Sur ces îles, tout est bâti en roseau: les maisons, les écoles et jusqu’au sol lui-même, tout repose sur des pilotis faits de troncs d’eucalyptus. En dehors de la confection de toutes sortes d’objets en roseau, leurs habitants vivent de la pêche, de la chasse aux oiseaux et de la récolte de plantes lacustres.

L’ile De Taquille

Sur le lac Titicaca, le meilleur endroit pour découvrir les traditions régionales est l’île de Taquille. Les habitants se sont organisés pour gérer eux mêmes toutes les activités liées au tourisme, espérant ainsi protéger leur mode de vie. Il n’y a pas d’hôtel à Taquille mais on peut y passer la nuit chez l’habitant, les Taquilles sont réputés pour leur hospitalité. On peut y visiter les ruines incas disséminées dans les collines.

En savoir plus sur l’île de Taquille…

L’ile D’amantani

Amantani est en passe de devenir l’un des lieux touristiques de l’Amérique du Sud. Le visiteur pourra s’immerger dans une société andine qui a conservé les mêmes traditions depuis des siècles. La plus peuplée et la plus jolie des îles du lac Titicaca, avec ses patios décorés de plantes grimpantes et ses petits bancs de pierre. Elle renferme aussi quelques vestiges archéologiques.

A environ 35 km par bateau (attention aux coups de soleil pendant la traversée) de Puno et comptant environ 7 km dans sa plus grande longueur, c’est l’île de rêve: pas d’hôtels, pas de routes, pas d’électricité, pas de voitures, même pas de vélos ni de chiens.

La visite de l’île en une seule journée risque d’être assez épuisante, de par le trajet en bateau (6 h aller-retour), les 533 marches à monter pour accéder au village et l’altitude.

Les terrasses pré-incas et les petites ruines délimitent le terrain et les nombreuses d’allées vous tiendront occupé.

La communauté de 1.200 indiens y est fort accueillante et le tourisme n’a pas encore modifié d’un pouce le mode de vie de ces habitants d’un autre âge, habillés de vêtements traditionnels et ne parlant que le Quechua.

C’est une île qui a su préserver une grande valeur ethnique et culturelle ainsi que les traditions du travail artisanal du textile. Pour le touriste désireux d’y passer la nuit, les familles proposent l’hospitalité chez elles Pour la nourriture, on y trouve des restaurants de fortune on l’on ne sert que le disponible: truite fraîche pour les chanceux, pommes de terre bouillies pour les autres. Les gens y vivent en communauté et maintiennent entre eux une forte cohésion; la répartition des cultures et des récoltes se fait en fonction des besoins de chacun.

PRINCIPALES ATTRACTIONS TOURISTIQUES DE LA VILLE DE PUNO

La ville de Puno est le centre touristique du département, point de départ obligé de toutes les excursions touristiques dans la région. Chef-lieu du district, de la province et du département du même nom, la ville est située sur les bords du lac Titicaca, dans une baie au relief mollement ondulé et entourée des monts Machallata, Azoguini, Pirhua Pirhuani et Cancharani. La ville possède une altitude moyenne de 3827 mètres. et ses coordonnées géographiques sont 15° 50′ de latitude Sud et 70° 01′ de longitude Ouest.

Puno est considérée comme la capitale du folklore péruvien, ce que ses habitants se complaisent à démontrer lors des grandes festivités dédiées à la Vierge de la Chandeleur. En février de chaque année, la ferveur religieuse des autochtones unie à leur enthousiasme pour les danses et la musique transforme la ville en un lieu vraiment hors du commun.

Sur la Plaza de Armas, la très belle façade rose de la cathédrale retient l’attention.

La véritable richesse de la ville est le lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde. Sur ses rives et les îles qui le parsèment vivent de très anciennes communautés qui ont conservé de nombreuses traditions.

EGLISES

Cathedrale de Puno.

Elevée au rang de Basilique Mineure, sa construction remonte au XVIII ème siècle. Erigée sur le terrain de l’antique « Supay kancha » (« l’enclos du Diable »), l’œuvre fut terminée le 25 mai 1757. Elle fut décorée par le maître tailleur de pierres Simon de Asto, dont le nom se

trouve inscrit sous le portail principal et qui s’était ingénié à insérer dans la façade des motifs païens comme les sirènes et les fleurs natives de panti qui avaient le pouvoir de faire disparaître toutes les peines.

Ce bâtiment, tout comme l’église San Lorenzo de Potosi en Bolivie, sont parmi les plus représentatifs du style métis. La structure physique du monument, son plan et sa coupole, appartiennent quant à eux, au style baroque, typique du XVIII ème siècle.

L’intérieur de l’église est imposant par son amplitude et sa simplicité. On y vénère deux statues miraculeuses qui furent amenées sur l’Altiplano au début de la colonisation : le « Señor del Quinario » ou « Señor de la bala » (Seigneur de la balle) et la Vierge des Remèdes. Elles proviennent du site de San Luis de Alba où était érigée à leur dévotion une église dont les autels y étaient d’argent massif.

La légende raconte que lorsque les vizcainos et les andalous (deux clans espagnols) s’affrontèrent pour la possession des mines d’argent de San Luis de Alba, une balle perdue vint frapper l’épaule de la statue qui changea de nom. Aujourd’hui la statue est toujours portée en procession dans la ville afin d’implorer la venue des pluies pour les cultures.

Le frontispice intérieur de la cathédrale est en argent massif. Sur les murs latéraux, on trouve des peintures appartenant à l’école italienne et à celle de Cusco. Sa construction fut rendue possible grâce à l’apport financier des riches mineurs de la région comme Miguel Jacinto et Miguel Antonio San Roman, et de Doña Maria Ayala.

L’atrium possède un escalier majestueux de dix marches qui descendent vers la Place des Armes. En 1930, dans l’incendie qui détruisit une partie de la Cathédrale, se perdirent nombre de sculptures et de peintures d’une valeur incalculable.

Eglise De San Juan (Saint Jean)

Située sur le Parc Pino, elle fut, il y a plus de 200 ans, une simple chapelle aux murs d’adobe (terre) construite pour les Indiens qui ne pouvaient aller à la cathédrale. L’église actuelle date de 1876, donc de l’époque républicaine, et a remplacé la chapelle originelle dont il

ne reste plus aucune structure. Le frontispice est copié du style ogival français.

A l’intérieur, au pied de l’autel, se trouve la vénérable statue de la Vierge de la Chandeleur, patronne de la ville de Puno et qui est fêtée ici durant 15 jours au début du mois de février de chaque année. La Vierge sort deux fois en procession : une première fois le 02 février

accompagnée de toutes les danses autochtones de la région. Une semaine plus tard, la procession se renouvelle accompagnée cette fois de tous les groupes de danseurs en « habits de lumière »…

Un spectacle unique !.

Eglise San Antonio de Padua (Saint Antoine de Padoue)

Située à moins de 100 mètres de la Place des Armes, cette église de structure simple est tenue par les Frères Franciscains. Elle renferme une copie de l’image du Seigneur des Miracles dont la dévotion est très importante sur tout le territoire péruvien et qui sort en procession le mois d’octobre.

Eglise de la Merced

Cette église tenue par les Pères de la Merced, renferme trois statues vénérées par le peuple : Le Seigneur de Huanca, le Seigneur de la Sentence et la Vierge de la Merced, patronne des Armées au Pérou.

 Plaza De Armas

La place principale de Puno est construite, avec la cathédrale, sur l’emplacement de l’ancien « Enclos du Diable « « . Son dessin originel date des années qui suivirent la venue du Vice-Roi du Pérou, le Comte de Lemos. La place a subi de nombreuses modifications ultérieures.

Jusqu’en 1925, au centre de la place, on trouvait une fontaine circulaire en bronze qui fut changée à l’époque, à l’initiative d’un comité de femmes de Puno, par le monument au Colonel Francisco Bolognesi, héros de Arica (Guerre avec le Chili).

Le Parc Pino

Situé au cœur de la cité lacustre et à quelques centaines de mètres de la Place d’Armes auquel il est uni par un passage piétonnier, apparaît le Parc Pino. Les visiteurs peuvent y découvrir un monument érigé en 1901 et dédié aux héros de la Guerre contre le Chili.

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